Cliquez sur un titre pour découvrir la présentation de l’atelier.
1. Réparer les survivants ?
Cathy Leblanc
Cathy Leblanc
Comment réparer ? Comment évaluer les traumatismes d’une victime ? Quel est le rôle de l’écoute ? Comment rompre l’isolement de la victime ? Voilà les questions qui guideront l’atelier qui sera proposé sur la thématique de la réparation des survivants. Bien sûr, on parle de survivants de génocide, ce qui est un cas spécifique. Cependant, toutes les victimes ont en commun d’avoir été la cible de violences destructrices sur leur propre personne. Il se pourrait que l’on gagne à rapprocher les expériences, surtout lorsqu’elles s’avèrent porteuses de réparation. Ce qu’il importe de mettre en place : un environnement solidaire et compréhensif pour la victime qui pourtant ne doit pas perdre sa qualité de sujet, son entière responsabilité, sa puissance d’être.
2. Réparer la vie communautaire ?
Anne-Claire Noël, Christophe Monsieur
Anne-Claire Noël, Christophe Monsieur
Dans cet atelier, nous proposons d’ouvrir un espace pour nommer ce qui abîme la vie communautaire et pour envisager des pistes de rétablissements, de raccommodages qui sont parfois à chercher dans une fidélité créatrice à nos traditions religieuses ou dans des outils plus contemporains, mais aussi peut-être dans des démarches mémorielles et de réformes sur le long terme dans lesquelles peuvent être engagés nos instituts de vie consacrée.
3. Réparer les vœux ?
Emmanuelle Maupomé
Emmanuelle Maupomé
Dans le contexte actuel, des processus de « reconnaissance et réparation » sont proposés à des personnes, des groupes, des peuples, qui ont été victimes de violences graves. Pas de « réparation » sans cette reconnaissance première, par une institution, du mal infligé.
Étendre la dynamique de ces chemins de reconnaissance/réparation aux vœux eux-mêmes – comme le titre du colloque y invite – suppose que l’on cherchera d’abord, dans cet atelier interactif (Word café), à reconnaître les logiques et les pratiques qui peuvent pervertir les vœux ou leur faire violence.
Nous chercherons aussi à nommer ensemble les expériences et repères qui permettent moins de réparer les vœux que de leur redonner leur dignité de moyens au service de la vie évangélique de ceux et celles qui les prononcent.
4. Réparer l’accompagnement spirituel ?
Noëlle Hausman
Noëlle Hausman
L’accompagnement spirituel est une pratique traditionnelle dont les abus ont mis en lumière les déviances possibles. Il n’est certes pas indispensable d’être accompagné pour être sauvé, mais si on veut tirer profit d’une expérience qui a soutenu tant de vies chrétiennes et consacrées, des questions se posent.
Comment être formé à accompagner ? Et à être accompagné ? Un institut peut-il prescrire, lors de la formation initiale, un accompagnement spirituel en interne sans contredire à la liberté des personnes ? Comment les personnes en responsabilité de gouvernement peuvent-elles exercer leur vigilance quant à cet accompagnement, qu’il s’opère en interne ou à l’extérieur de l’institut ? Quel contenu est à traverser dans ces entretiens spirituels ? Qu’est-ce qui n’en relève pas ? Le service rendu est-il à reconnaître financièrement ? La confiance donnée et reçue doit-elle s’inscrire dans une convention explicite ? Finalement, quelle expérience de Dieu se donne-t-elle ici qu’on aurait du mal à trouver ailleurs ?
On pourrait aussi se demander comment il est possible d’aider des personnes que l’accompagnement dit spirituel a profondément traumatisées, soit par l’indécence des comportements (partagés ou non), soit par la brutalité de directives imposées au nom de Dieu. Les rapports avec un accompagnement psychologique digne de ce nom pourraient aussi être évoqués.
À travers la discussion de quelques situations que l’on choisira ensemble, on réfléchira à la façon dont cet usage si propice à la croissance spirituelle des consacrés pourrait être amélioré, sinon « réparé ».
5. Réparer la liberté dans les relations ?
Laure Templier
Laure Templier
Si l’histoire passée ne peut être changée, chacun peut veiller sur la liberté des autres et préserver sa propre liberté.
Notre propos sera donc de considérer les différentes dimensions de la relation à l’autre et à soi-même qui peuvent être blessées dans l’histoire de la communauté et le chemin de réparation, en particulier dans la juste distance à l’autre.
L’atelier cherchera à aider chacun à prendre conscience des espaces de liberté à reconquérir, individuellement et collectivement.
6. Réparer le rapport aux Écritures ?
Anne Lécu
Anne Lécu
À partir de quelques exemples concrets, nous tenterons de nous atteler à lire les Écritures, afin d’en dégager non une unique manière de les entendre, mais quelques balises de ce qu’il vaut mieux éviter pour ne pas mettre la main dessus.
7. Réparer nos images de Dieu ?
Pierre Alexandre Collomb
Pierre Alexandre Collomb
Pourquoi chercher à réparer les images de Dieu alors que l’on parle de réparer la vie consacrée ? Sans doute parce que bien des images faussées de Dieu ont pu justifier des aberrations dans la vie consacrée, comme celle d’un Dieu exigeant l’abandon de toute liberté a dévoyé le vœu d’obéissance. Un parcours à travers les représentations picturales de Dieu aidera à en percevoir la pluralité et ouvrira à une réflexion sur l’image en régime chrétien.
8. Réparer les institutions ?
Cédric Burgun
Cédric Burgun
Réparer les institutions dans le contexte actuel implique une profonde démarche de vérité, de justice et de renouveau spirituel. Face aux scandales, à la perte de confiance et à la sécularisation croissante, l’Église est appelée à reconnaître que ses institutions sont faillibles. Loin d’une spiritualisation de celles-ci ou d’une infantilisation des relations institutionnelles, il s’agit sans doute de passer par une réforme structurelle (à l’image, par exemple, de la création du Tribunal pénal canonique national en France, qui a réformé structurellement la justice ecclésiale de l’Hexagone) qui redonne place à plus de subsidiarité, de dialogue, de coresponsabilité et donc à une gouvernance plus synodale. C’est sans doute à partir d’une démarche d’humilité et de conversion que peut renaître une crédibilité ecclésiale qui n’oubliera pas d’écouter les voix souvent marginalisées. Dans cet atelier, on partira des questions des participants après une brève présentation.
9. Réparer l’Église ?
Matthieu Bernard
Matthieu Bernard
« Réparer l’Église » évoque inévitablement la figure de saint François, particulièrement deux épisodes rendus célèbres par les fresques de Giotto dans la Basilique supérieure d’Assise : l’interpellation du Crucifié, « Va et répare ma maison qui, comme tu le vois, est toute détruite » ; et la confirmation de son projet par Innocent III, qui avait vu en songe le Poverello soutenant la Basilique du Latran prête à s’effondrer.
Ces scènes apportent une lumière pour notre colloque. Car, François le comprendra, c’est précisément par une vie consacrée que l’Église sera réparée. Mais pour François lui-même, et pour les générations qui le suivirent, les modalités de cette vie consacrée « réparatrice » poseront des questions dont l’actualité nous surprend : tension entre nouveauté et tradition ; risques d’idéalisation du fondateur et d’orgueil communautaire ; dialectique entre fascination esthétique et conversion éthique.
Notre atelier s’efforcera, avec l’apport des participants, de faire résonner ces questionnements avec les défis ecclésiaux de notre temps.
10. Réparer la planète ?
Gabrielle Pollet et Alexandre Masson
Gabrielle Pollet et Alexandre Masson
La catastrophe écologique en cours est l’un des grands défis auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui. Dans le monde catholique, l’encyclique Laudato Si’ du pape François a constitué un tournant dans la compréhension chrétienne des enjeux de la crise et une invitation vigoureuse à l’engagement. Pour la vie consacrée, l’appel à la « conversion écologique » peut être vécu comme une source de tension – notamment entre les cultures et les générations. C’est aussi un puissant levier de renouvellement et d’approfondissement du sens de la suite du Christ pour aujourd’hui. En quoi la conversion écologique intégrale est-elle porteuse d’espérance pour l’Eglise et la vie consacrée en particulier ? Cet atelier entend aider à la réflexion en ce sens par le partage d’expériences concrètes et de témoignages.
