Au fil du colloque

Quelques notes prises au vol et partagées sur le réseau Bluesky sont ici rassemblées. Elles sont imparfaites et pas nécessairement littérales (on laisse le style découpé en “posts” indépendants pour ne pas donner l’illusion qu’il s’agit d’un texte suivi). Cependant elles offrent un aperçu consistant de ce qu’ont vécu les 280 participants pendant ces deux journées, aux Facultés Loyola Paris.

Colloque #100ans : C’est parti !

Vendredi matin

Réparer, est-ce changer ? est-ce sauver ? voire retourner au début d’un tracé qui s’est laissé dévier ? Noëlle Hausman introduit le colloque des 100 ans de la revue Vies Consacrées.

#100ans Isabelle Le Bourgeois ouvre avec une première intervention : « Il y a de la casse mais les outils existent. Il y a nous ici aujourd’hui. Pour bcp la vie consacrée est un vrai lieu de vraie vie. Peut-être même nous-a-t-elle réparés ».

#100ans « Pourtant la vie consacrée a payé le prix lourd d’un irréparable consternant et abyssal. Si nous n’avons pas peur d’écouter les mots des personnes qu’elle a blessés. Merci à ceux qui se sont mis sur le devant de la scène pour prendre la parole » (I. Le Bourgeois).

#100ans « Nous sommes renvoyés à la question de Dieu : mais qui est-il ? Est-ce lui le responsable de tout ce mal ? Quelqu’un doit bien l’endosser ce mal. Mal commis, mal subi. Devant ces crimes, nous nous tenons là et il nous faut puiser au cœur de notre foi. Jusqu’où ? » (I. Le Bourgeois).

#100ans « Il y a aussi la figure des personnes auteurs de ces crimes. Nous ne sommes pas du même bois quand même !! Pourtant si. Une question : la plupart des agresseurs sont des hommes. Il y a quelque chose à regarder en Eglise de cet élément, sans stigmatiser » (I. Le Bourgeois).

#100ans « L’irréparable laisse des traces, une « mémoire vive » : c’est l’irréparé. Ces traces sont lourdes et nombreuses. Pour beaucoup, c’est un cauchemar qui dure toute une vie. Il y a de l’indélébile mais il est possible, dans l’irréparé, d’en diminuer l’intensité et la nuisance » (I. Le Bourgeois).

#100ans « Nous sommes invités à regarder de près et à l’accepter ou non notre vulnérabilité inscrite dans le corps et l’âme. L’irréparé inscrit une espérance au cœur de ma vie. Il subsiste de l’inachevé. Nous devons travailler à une meilleure compréhension de ce qui est à réparer » (I. Le Bourgeois).

#100ans « Nous parlons de ceux qui se retrouvent isolés du fait des blessures subies, dans leur communauté, ou en dehors. Nous parlons de mettre au travail les communautés, mais aussi les personnes qui ont été auteurs d’agressions, d’emprise » (I. Le Bourgeois).

#100ans « On essaie toujours de silencier les victimes : vous salissez l’Eglise, êtes-vous sûr de votre jugement ? N’avez-vous pas une responsabilité aussi ? On ne peut pas disqualifier l’irréparable. Cela cause une souffrance + grande encore. Ce n’est pas facile, le non-jugement » (I. Le Bourgeois).

#100ans « Pouvoir dire à la personne qui vous parle : je vous crois. Être cru est un pilier pour soigner l’irréparé. Que faire ? Je ne fais pas le bien que je voudrais… Après la prise de conscience, il y a l’action. Nous sommes attendus » (I. Le Bourgeois).

#100ans « La vie consacrée est un vrai trésor ; il ne faut pas le laisser se perdre ! Nous avons à réparer le regard que nous portons sur Dieu et sur les humains. À réparer notre espérance. La promesse est à l’œuvre » (I. Le Bourgeois).

#100ans Le colloque se poursuit avec Didier Luciani, exégète, avec qui on interroge la notion de Tikkun Olam, la réparation du monde. Y trouverait-on un éclairage quant à la problématique du colloque ? Ce n’est pas sûr, prévient l’exégète.

#100ans « En effet, la réparation du monde, dans la tradition juive, concerne l’eschatologie. C’est Dieu qui répare et il le fait au bout du temps » (D. Luciani).

#100ans « La “réparation du monde” est aussi présente dans la mystique juive, comme par exemple dans la cabbale lourianique » 👇🏻

#100ans « L’homme a une responsabilité par rapport à la création. Mais ce n’est pas à lui de le sauver. De manière plus contemporaine, le Tikkun Olam a aussi été convoqué au service d’un programme d’action et de justice sociale. P. ex. avec M. Buber, ou Abraham Heschel » (D. Luciani).

#100ans « Il s’agit d’une manière de penser le monde après la Schoah. On y intègre aujourd’hui toute une pensée de l’action sociale : écologie, soin des plus pauvres… et toutes sortes de choses finalement assez éloignées de l’origine du Tikkun Olam » (D. Luciani).

Messe du colloque

#100ans Le colloque se poursuit par la messe présidée par le Cardinal Angel Fernández Artime.

« La question posée par le colloque n’est pas une critique de la vie consacrée mais un acte d’amour », nous dit-il dans son homélie.

#100ans Cinq intentions de prière sont lues par des participants.

1. Nous te prions, Seigneur, pour les victimes d’abus, d’emprise et d’agression. Nous te demandons la force de vivre dans l’attention et le respect de tout homme, femme et enfant, et la charité qui ouvre des chemins de reconstruction humaine.
Dieu de tendresse, souviens-toi de nous !

2. Nous te prions, Seigneur, pour toutes les personnes qui souffrent à cause du mal commis par des membres de la communauté ecclésiale : qu’elles puissent trouver une réponse concrète à leur douleur et à leur souffrance. Que les actes commis envers les plus faibles alertent notre conscience et réveillent notre vigilance.
Dieu de tendresse, souviens-toi de nous !

3. Nous te prions, Seigneur, pour toutes les personnes engagées à ta suite dans la vie consacrée. Quand elles se désespèrent, ouvre devant elles des chemins de paix et de lumière. Toi qui t’es fait l’un des nôtres pour qu’en ton Corps livré soit comprise la faiblesse et sauvée l’espérance, prends pitié de nous qui t’implorons.
Dieu de tendresse, souviens-toi de nous !

4. Nous te prions, Seigneur, pour les jeunes en discernement ou en formation à la vie consacrée. Que notre présence auprès d’eux et notre accompagnement fraternel soient au service de leur liberté et de leur engagement dans la foi.
Dieu de tendresse, souviens-toi de nous !

5. Nous te prions, Seigneur, pour l’Église en laquelle nous cheminons ensemble vers toi. Donne-nous d’interpréter avec justesse et courage le « moment » où nous sommes, et de discerner les moyens d’une justice attentive à tous ceux qui la réclament, en particulier les plus faibles.
Dieu de tendresse, souviens-toi de nous !

La prière de l’assemblée a été soutenue par le chant de membres de la chorale des Facultés Loyola et par des musiciens : Damien à la harpe, Anne à la clarinette et Barthélemy au piano.

Vendredi après-midi

#100ans Le colloque entame sa première après-midi. Nous écoutons Marie-Jo Thiel, sur les dysfonctionnements éthiques et ecclésiaux. « On a le sentiment de se répéter ? Oui. Mais il y a des aveuglements qui durent… on n’a pas fait ce qu’il fallait » (Marie-Jo Thiel).

#100ans « La dissimulation des abus a été ordonnée par les hiérarchies. Le diagnostic peut être fait mais les actes ne s’enclenchent pas. Il y a une grande méconnaissance de la vie affective et sexuelle » (Marie-Jo Thiel).

#100ans « Il faut écouter les victimes pour comprendre quelque chose. Il faut se référer aux travaux scientifiques interdisciplinaires, à la charte des droits des religieux. Il faut écouter les demandes qui remontent du peuple de Dieu » (Marie-Jo Thiel).

#100ans « Dans l’Église, prendre conscience de l’excès d’autorité. Les laïcs sont formés aujourd’hui ! Ils se rendent compte de ce qui ne tient pas la route ! Les femmes sont très souvent discriminées. Les prêtres sont sont trop séparés » (Marie-Jo Thiel).

#100ans « La non séparation des pouvoirs n’a pas fait l’objet d’un discernement. L’exercice du pouvoir doit donner lieu à un rendre compte. Les problèmes ne manquent pas… » (Marie-Jo Thiel).

#100ans « Où en est le soin aux personnes ? Pas très loin. Les structures d’enquête restent déterminées par l’entre soi. Le problème de l’obéissance vient de ce qu’on est souvent en zone grise. La question de l’emprise se situe là » (Marie-Jo Thiel).

#100ans « Il faut encore affronter les distorsions cognitives : la minoration des femmes en fait partie. Certains cadres masculins restent attachés à leurs privilèges. La vulnérabilité est instrumentalisée. Il faut répondre résolument au diagnostic » (Marie-Jo Thiel).

#100ans « Il s’agit de choisir la tradition vivante et mettre en œuvre la synodalité, de mettre en œuvre la corresponsabilité différenciée. Je nous dis à nous tous : donnons-nous nous mêmes à manger » (Marie-Jo Thiel).

#100ans Patrick Goujon prend le relais. « Tâchons de savoir de quoi nous partons : ce qu’est un trauma, ce qu’est un agresseur dans une institution… Le Christ se bat contre une forme de mal qui a lieu en son sein » (Patrick Goujon).

#100ans « Le mal dont nous traitons, on ne va pas s’en débarrasser. Nous sommes invités à le combattre à la manière du Christ. Nous avons trop oublié l’eschatologie, l’Apocalypse. Le combat se déroule au sein de l’Eglise. Comment on fait pour croire, pour espérer ? » (Patrick Goujon).

#100ans « Nous savons, nous entendons des aveux… et puis nous occultons. Nous laissons occulter. Mais cela ne peut plus passer ! Il faut se battre à la manière du Christ, pas autrement. Lisons l’évangile » (Patrick Goujon).

#100ans « Le récit des tentations. Si tu es Fils de Dieu… Si tu es consacré, tu peux faire un peu plus que le reste des humains… On sort du cadre du combat du Christ. Le plus souvent, on n’ose pas parler, notamment par peur. Quelle réponse évangélique peut-on donner ? » (Patrick Goujon).

#100ans « Dans l’Église, parfois, on fait du tintamarre, on danse… et on oublie que suivre le Christ conduit au combat spirituel. Quand nous nous taisons, nous sommes complices. Quand nous trouvons le silence normal, nous sommes complices » (Patrick Goujon).

#100ans « Un évêque peut choisir de ne pas dénoncer un de ses prêtres. Cela arrive. Comment est-ce possible ?! La vie consacrée est-elle plus parfaite que la vie baptismale ? Nous ne nous rendons pas compte que nous sommes victimes des tromperies de Lucifer » (Patrick Goujon).

#100ans « Nous ne savons pas voir le baptême comme le plus haut des sacrements. C’est un des fondements des abus. Je prie pour que nous ayons le courage d’oser dire que le mal se fait au milieu de nous » (Patrick Goujon).

#100ans Agata Zielinski : Ressources des émotions dans une vie bouleversée.

« Que faire de nos émotions ? On se défie des émotions. On s’en protège. On pense qu’elles nous privent de la capacité de réfléchir. On ne peut pas leur faire confiance… De plus elles se manifestent par le corps. »

#100ans « Les émotions sont une expérience de mise en relation. Dans la vie consacrée quelle place donne-t-on aux émotions ? Nous croyons qu’elles nous dominent. Ayez en vous les sentiments du Christ, dit saint Paul. La vie chrétienne nous expose aux émotions. La prière des psaumes, aussi. » (A. Zielinski)

#100ans « Les Exercices de saint Ignace nous invitent à contempler le Christ, y compris ses émotions. Cela peut transformer nos propres émotions. Nos émotions peuvent jouer un rôle critique de ce que nous pensons maîtriser ou comprendre. Elle sont une expérience de notre non toute puissance » (Agata Zielinski).

#100ans « La compassion a une dimension relationnelle, elle donne place à une forme de raisonnement. Nos émotions sont révélatrices de valeurs, dit Martha Nussbaum. La compassion repose sur la représentation implicite d’un mieux pour la personne » (Agata Zielinski).

#100ans « Devant une décision ecclésiale que ns jugeons scandaleuse, ns ressentons de l’indignation. Elle révèle des valeurs, un désir. Certaines émotions sont à risque : l’admiration, p. ex. On place quelqu’un au-dessus du reste du monde. C’est la porte ouverte à l’emprise » (Agata Zielinski).

#100ans « L’admiration ne libère pas, elle aliène. Quelle place est laissée à la critique ? Une question qu’on peut se poser. L’alternative à l’admiration, c’est l’amitié et l’émerveillement. Leur point commun, c’est la gratitude. Il y a une dimensionsocialedes émotions » (Agata Zielinski).

#100ans Contrepoint par Benoît Carniaux, prémontré, ancien père abbé de Leffe, membre du comité de rédaction de Vies Consacrées. (À lire dans les Actes du colloque)

Samedi matin

#100ans Le colloque « Faut-il réparer la vie consacrée ? » se poursuit ce matin en commençant par une conférence de Bruno Cadoré : « Une espérance sans évidence ou : consoler l’espérance ».

#100ans « Le propre de l’espérance, c’est d’être sans évidence. Qu’est-il arrivé à la vie consacrée ? Pourquoi tant de violences, pourquoi tant de compromissions ? Y a-t-il des causes structurelles ? Qu’est-il arrivé ? C’est une manière de déplacer la question du colloque » (Bruno Cadoré).

#100ans Bruno Cadoré cite et commente Georges Canguilhem : « Mon médecin c’est celui qui accepte que je voie en lui un exégète, avant de l’accepter comme réparateur ». « On comptait sur les agresseurs pour témoigner de Dieu… Le témoignage de l’alliance a été détourné » (Bruno Cadoré).

#100ans « Or le Dieu de l’alliance veut toujours se tenir aux côtés de ceux qui sont plus vulnérables. En même temps que la personne victime, c’est le corps entier qui est impacté. L’élan de l’espérance peut s’en retrouver brisé » (Bruno Cadoré).

#100ans « On a voulu croire que le spirituel pouvait remplacer l’humanité. Il s’agit d’accorder la priorité sans cesse à la ‘reconstruction du monde’, pour que l’homme puisse habiter le monde. C’est la mission du peuple messianique et c’est celle que le Père a confiée au Fils » (Bruno Cadoré).

#100ans « Sommes-nous prêts à prendre avec le Christ le risque de cette invisible espérance ? La vie consacrée ne s’envisage pas en termes d’institution mais en termes d’eschatologie, comme un combat contre le mal – et c’est le combat du Christ » (Bruno Cadoré).

#100ans « La guérison n’est jamais un retour à l’état initial. Il s’agit de développer une créativité pour continuer à vivre, à avancer, si l’on veut être pèlerin d’espérance » (Bruno Cadoré).

#100ans « Il faut renoncer à un certain nombre de propos insignifiants : on ne dit rien de la vie consacrée quandd on parle de sa visibilité, de son efficacité, de ses projets. Il s’agit de tenir ensemble l’élan de générosité de chacun et la volonté de les conjuguer dans un élan communautaire » (Bruno Cadoré).

#100ans « L’élan de générosité, c’est ce qui touche le plus intime de la personne. Or c’est bien souvent là que les personnes sont abîmées par ce que nous vivons dans la vie consacrée. Cet élan est infiniment respectable » (Bruno Cadoré).

#100ans « La vie consacrée est faite pour aider les personnes à devenir qui elles espèrent être. Elle n’est pas d’abord une institution. Comment les sources de cette créativité sont-elles appelées à s’engager concrètement. Beaucoup plus que par des œuvres, en favorisant un devenir Église » (Bruno Cadoré).

#100ans « La vie consacrée a devant elle 3 combats : la vérité, la fraternité, la liberté. On rencontre là la thématique des 3 tentations du Christ. La vérité prend de multiples visages qu’on rencontre dans la vie communautaire. La communion n’est pas la ressemblance, l’uniformité » (Bruno Cadoré).

#100ans « 1. La vérité est en excès sur notre désir de la connaître. 2. La fraternité. Dans la vie menée en consécration, il s’agit au quotidien de devenir réellement frères ! 3. La liberté. Celle de chacun en conjugaison avec la liberté des autres. Elle est toujours reliée, interdépendante » (Bruno Cadoré).

#100ans « Il s’agit donc de prendre soin de la vie consacrée, d’entrer dans une espérance eschatologique » (Bruno Cadoré).

#100ans Le colloque se poursuit par un temps d’ateliers. Ici l’atelier « Réparer le rapport aux Écritures ? », avec Anne Lécu, dominicaine de la Présentation.

#100ans Un autre atelier : « Réparer les vœux ? » avec Emmanuelle Maupomé, Sœur auxiliatrice.

Samedi après-midi

#100ans Cet après-midi, frère Éric Bidot, capucin et évêque de Tulle, prend la parole sur le thème : « Vivre l’obéissance dans une fraternité différenciée ».

#100ans « Il y a de quoi s’interroger sur le vœu d’obéissance. Peut-on encore approcher de manière saine l’obéissance ? Je voudrais partir de la mission de celui qui reçoit la responsabilité d’exercer l’autorité » (Eric Bidot).

#100ans « Le pouvoir d’agir court le risque de devenir une prise de pouvoir. Il n’est plus exercé en relation. Deux questions : quelle est la visée de ce pouvoir ? Quelle est la place de l’autre ? Si l’autorité est bien placée, elle peut aider autrui à bien se placer » (Éric Bidot).

#100ans « L’amitié avec Jésus serviteur est indispensable pour vivre de saines relations. Des relations mutuelles matures, est-ce possible ? C’est l’enjeu primordial de la formation initiale aujourd’hui » (Éric Bidot).

#100ans « La relation est le lieu normal de la formation continue de la personne consacrée, dit A. Cencini. Structurer un groupe fait courir un risque à ce groupe. La vie commune : se laisser approcher et s’approcher et non s’isoler » (Éric Bidot).

#100ans « Pour Claire, ce n’est pas l’abbesse qui porte le corps communautaire. C’est ensemble qu’elles le portent en co-responsabilité. C’est la faiblesse de Claire qui modèle cette conception de l’obéissance et de l’autorité » (Éric Bidot)

#100ans « François, ce sont des tensions irrésolues tout au long de sa vie. Est-ce que je laisse un espace entre l’autre et moi ? Un espace que l’autre peut occuper. L’autre est unique, en face de moi. La relation est première. Il importe à l’autorité de rendre toujours possible la relation » (Éric Bidot).

#100ans Nous poursuivons avec Joseph Famerée : « Différents mais reliés, le paradigme œcuménique ».

#100ans « La prière pour l’unité est aussi une prière pour la conversion. La réparation de l’unité se situe dans la lignée de la reconnaissance des diversités et de leur bien fondé. Cela contribue à rendre possible un consensus différencié » (Joseph Famerée).

#100ans « Il y a un consensus fondamental, à propos de la vie consacrée : elle est signe de la proximité du Royaume de Dieu. Au-delà de cela, les différences de manière, de spiritualité, et même de doctrine sont des accents que nous pouvons dire heureux » (Joseph Famerée).

#100ans Le colloque s’achève avec une table ronde, animée par Vincent Delcorps et rassemblant Noëlle Hausman, Éric Bidot, Bruno Cadoré, et Patrick Goujon. (Bientôt en ligne dans sa totalité, en vidéo)

Merci à tous de vous être engagés avec nous dans ces deux jours de réflexion et de rencontres ! Il nous incombe de poursuivre sur les chemins qui se sont ouverts, que ce soit dans la revue ou dans nos congrégations ou lieux de vie. Nous reviendrons vers vous pour des propositions dans ce sens.